La semaine dernière, le fils de ma voisine est décédé.
Crise cardiaque à 20 ans.
Comme il est de tradition au "Café du Grand Turc ", pendant la semaine suivant les obsèques,les femmes se réunissent le soir, dans la maison du défunt pour prier.Leur présence assidûe a aussi
le mérite " d' adoucir " la peine.
Il est également de tradition qu' au cours de cette première semaine, les voisines apportent des plats préparés aux résidents de la maison endeuillée. En effet, il est supposé que les gens
victimes d' un deuil récent n' ont pas le coeur à cuisiner....
mais ce qui m' ulcère, me dégoûte, m' écoeure, c' est encore l' attitude de ma chèreRédactrice en
chef! ( Malheureusement, sur ce coup-là encore, elle n'
était pas la seule ! )
Après l' enterrement, tout le monde est retourmé chez la mère du gamin, et pour la première fois depuis qu' elle habite dans le village ( 12 ans ), les gens ont pu rentrer chez elle.
Ma chère rédactrice en chef, est venue me voir :
" - Clo, si tu savais comment sa maison est sale ! ......."
Et j' ai eu droit à tous les détails.
Alors là j' ai piqué un coup de sang !
Pourquoi es-tu allée chez elle ? Pour partager sa douleur avec elle ou pour chercher de quoi alimenterRadio-Cancan?
C' est pourquoi, j' hésite entre écoeurement et colère ........