Şehriban a 35 ans. Elle débarque de son village anatolien avec enfants et mari. C' est une très belle femme. Nous sympathisons très vite, et sommes souvent ensemble.Nous allions souvent faire du
lèche-vitrine en ville. Elle, avec son şalvar (chalvar ) multicolore, ses sabots en plastique, son chemisier chamarré et son inséparable foulard blanc.

Moi, jean- t-shirt et tennis comme d' habitude.
Nous sommes vraiment amies.
Au bout de quelques mois de vie citadine, Şehriban change.
D' abord, elle abandonne ses vêtements de paysanne, pour la tenue des citadines : petites robes et talons hauts....
Crises de fou rire ensemble, devant la glace, quand elle a appris à marcher sur "ces échasses ".
Mais elle a appris.
D' ailleurs, Şehriban a tout appris : permanentes, mèches, manucure, pédicure, maquillage......
Et moi ravie, j' assistais à sa métamorphose. La belle villageoise devenait une citadine magnifique.
Elle fit du tri dans ses relations.
Je la voyais de moins en moins....
Toujours partie quelque part.
Très occupée, très affairée.
Adieu les crises de fou rire et nos expériences culinaires ....
La dernière fois où nous nous sommes retrouvées, nous devions aller en ville.
Elle était superbe !
Un mannequin se rendant à un coktail.
Des talons hauts à la pointe des cheveux, tout était parfait.
Devant mon jean-tennis-t shirt, elle s' est exclamé horrifiée :
-" Tu ne vas pas venir comme ça !!!???? "
La petite paysanne adorable était devenue une citadine snobinarde...

Moi, jean- t-shirt et tennis comme d' habitude.
Nous sommes vraiment amies.
Au bout de quelques mois de vie citadine, Şehriban change.
D' abord, elle abandonne ses vêtements de paysanne, pour la tenue des citadines : petites robes et talons hauts....
Crises de fou rire ensemble, devant la glace, quand elle a appris à marcher sur "ces échasses ".
Mais elle a appris.
D' ailleurs, Şehriban a tout appris : permanentes, mèches, manucure, pédicure, maquillage......
Et moi ravie, j' assistais à sa métamorphose. La belle villageoise devenait une citadine magnifique.
Elle fit du tri dans ses relations.
Je la voyais de moins en moins....
Toujours partie quelque part.
Très occupée, très affairée.
Adieu les crises de fou rire et nos expériences culinaires ....
La dernière fois où nous nous sommes retrouvées, nous devions aller en ville.
Elle était superbe !
Un mannequin se rendant à un coktail.
Des talons hauts à la pointe des cheveux, tout était parfait.
Devant mon jean-tennis-t shirt, elle s' est exclamé horrifiée :
-" Tu ne vas pas venir comme ça !!!???? "
La petite paysanne adorable était devenue une citadine snobinarde...















