Le maître et l'âne....
Cela pourrait être le titre d' une fable de L a Fontaine, mais ce n' est qu'un fait divers.
Dans le village, il y avait un vieil homme célibataire...( à l' époque, on disait vieux garçon )....Donc cet homme habitait au milieu des champs, assez loin du village. De toute la semaine, nul ne le voyait, occupé qu' il était par ses travaux agricoles.Mais, le samedi, il descendait dans "le bourg" (encore une expression désuète ! ) accompagné de son âne qu' il tenait en laisse.
Au bureau de tabac, il achetait son paquet de caporal gris et ses feuilles de papier maïs .
Puis il allait direct au café retrouver les copains pour la belote du samedi.II laissait son âne sur la place, à l' ombre d' un gros tilleul.
Les parties étaient épiques et les papys des forcenés du carton.
Evidemment, tant de véhémence donne soif, et les verres de rouge se succédaient à une cadence qui s' accélérait avec la montée du score.
Vers les onze du soir, sans quitter leur jeu, le quatuor entonnait les chansons paillardes du "bon vieux temps" après avoir refait la guerre. Leur guerre, celle de 14-18.Enfin, jugeant qu' il était temps de se séparer, chacun retournait chez soi, en allongeant plus ou moins le chemin du retour, selon le nombre de zigzags et d' embardées faites en route, tout en continuant à "chanter" .
Quand l'âne voyait son maître sortir du café, il allait au-devant de lui. Il y avait toujours une âme charitable pour charger l' homme sur son dos. Et le couple s'éloignait dans la nuit,la goualante du vieux et le bruit des sabots de l' âne sur la route allant decrescendo,jusqu' au silence presque total.
Dans le village, il y avait un vieil homme célibataire...( à l' époque, on disait vieux garçon )....Donc cet homme habitait au milieu des champs, assez loin du village. De toute la semaine, nul ne le voyait, occupé qu' il était par ses travaux agricoles.Mais, le samedi, il descendait dans "le bourg" (encore une expression désuète ! ) accompagné de son âne qu' il tenait en laisse.
Au bureau de tabac, il achetait son paquet de caporal gris et ses feuilles de papier maïs .
Puis il allait direct au café retrouver les copains pour la belote du samedi.II laissait son âne sur la place, à l' ombre d' un gros tilleul.
Les parties étaient épiques et les papys des forcenés du carton.
Evidemment, tant de véhémence donne soif, et les verres de rouge se succédaient à une cadence qui s' accélérait avec la montée du score.
Vers les onze du soir, sans quitter leur jeu, le quatuor entonnait les chansons paillardes du "bon vieux temps" après avoir refait la guerre. Leur guerre, celle de 14-18.Enfin, jugeant qu' il était temps de se séparer, chacun retournait chez soi, en allongeant plus ou moins le chemin du retour, selon le nombre de zigzags et d' embardées faites en route, tout en continuant à "chanter" .
Quand l'âne voyait son maître sortir du café, il allait au-devant de lui. Il y avait toujours une âme charitable pour charger l' homme sur son dos. Et le couple s'éloignait dans la nuit,la goualante du vieux et le bruit des sabots de l' âne sur la route allant decrescendo,jusqu' au silence presque total.
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